Eh bien ça fait déjà un moment qu’on sait que le nouveau Amazon Leo cherche à monter rapidement en puissance et tout ça pour faire concurrence à Starlink de SpaceX pour gouter au marché mondiale sur lequel il dominait depuis 3 ans environ déjà.
C’est donc ainsi que pour faire office de rival à Starlink, Amazon Leo qui va entrer sur le marché à partir de 2026 dans le service internet par satellite se prépare à installer plus de 300 stations terrestres qui seront des passerelles ou tout comme les Pop de Starlink.
L’annonce a été faite par Amazon lors de l’événement AWS re:Invent de la semaine dernière. C’est comme ça qu’une fois déployé, on aura droit a une vraie rivalité depuis l’arrivée de Starlink avec son nombre impressionnant de stations utilisées pour acheminer les données internet vers les abonnés Starlink.
Pour ceux qui suivent le blog, on sait bien que Amazon Leo a récemment changé de nom et ce nommait bien avant sous le nom de Project Kuiper. La firme se prépare à fabriquer des millions d’antennes destinées aux particuliers et aux entreprises pour se connecter à son service d’internet par satellite.

L’architecture sur laquelle est veut se développer est similaire à celle de Starlink où j’avais déjà expliqué la présence de ses propres stations au sol pour acheminer les données entre les satellites en orbite. En juillet encore SpaceX a révélé disposer de plus de 100 sites passerelles aux États-Unis qui seulement représentait au total plus de 1 500 antennes afin de servir plus de 2 millions d’utilisateurs dans le pays du burger.
Jianping Pan, un professeur en informatique à l’Université de Victoria au Canada et spécialiste des systèmes d’internet par satellite indique également suivre plus de 300 stations au sol Starlink.
Pendant la session à AWS re:Invent, Nick Matthews l’un des ingénieurs réseau chez Amazon Leo a expliqué que les stations terrestres de l’entreprise seraient composées de cinq antennes satellites passerelles, installées dans des zones isolées. Grâce à une diapositive de sa présentation, il a précisé également que l’entreprise prévoit plus de 300 passerelles.
Comme je l’ai mentionné plus haut, au même titre que Starlink, ces stations au sol peuvent ensuite envoyer et recevoir des données vers une autre infrastructure appelée Point de Présence (POP) qui est directement connectée aux réseaux internet en fibre optique. Sans oublier qu’avec Amazon ça devient encore plus intéressant puisqu’il a été souligné que les POP peuvent se connecter aux services AWS qui est un important fournisseur de cloud chez qui de grandes entreprises comme Netflix et Twitch se servent déjà.

Cela implique par exemple que si j’ai le service de Amazon Leo, je pourrais utiliser le service d’internet par satellite pour accéder à un environnement cloud AWS ou à des fournisseurs cloud tiers via une interconnexion réseau privée
Le résultat fournira un service internet de haute qualité aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises. Amazon a récemment lancé une phase de bêta limitée pour les clients professionnels. L’entreprise prévoit de proposer des débits de 1 Gbit/s, 400 Mbit/s et 100 Mbit/s via trois terminaux utilisateurs différents. Pendant ce temps, ce sont les mêmes promesses faite par Starlink mais on attend toujours. En revanche, Matthews indique que Leo offrira une latence inférieure à 50 millisecondes légèrement plus élevée que celle de Starlink qui se situe plutôt autour de 30 ms ou moins peut être qu’une amélioration va suivre, le temps nous le dira.

Un dirigeant d’Amazon a précédemment déclaré que Leo vise un lancement au premier trimestre 2026. Malgré tout, et bien que j’attends impatiemment cette concurrence, le service d’internet par satellite de Amazon fait face à un défi de taille face qui est Starlink. Amazon doit encore lancer des centaines de satellites supplémentaires avant de pouvoir offrir un service internet réellement performant à ses clients. Une autre diapositive de la présentation indique d’ailleurs que Leo ne proposera pas une couverture mondiale dès le départ.
Actuellement, la constellation Amazon Leo compte environ 150 satellites, tandis que Starlink de SpaceX en possède plus de 9 000 et couvre carrément 11 millions de client s à travers le monde