Dernière mise à jour de l'article le 6 avril 2026 par Nzokal
Est ce que vous avez déjà imaginez pouvoir envoyer un message WhatsApp depuis une forêt tropicale du bassin du Congo, passer un appel depuis un dune en plein Sahara, ou encore partager votre position GPS en pleine mer ?
C'est exactement la promesse du Starlink Direct to Cell que désormais on appelle Starlink Mobile (parce que Elon Musk aime bien changer les noms de ses produits). C'est une technologie développée par SpaceX qui transforme les satellites en antennes-relais spatiales capables de communiquer directement avec votre smartphone.
Contrairement au service Internet par satellite de Starlink dont je parle très fréquemment ici qui nécessite une kit matériel pour fonctionner, le Starlink Mobile de son côté fonctionne avec n'importe quel smartphone qui soit compatible avec la 4G/LTE et vous n'avez même pas besoin de modifier votre matériel ni logiciel pour qu'il soit compatible. C'est comme ci vous êtes entrain de capter le signal d'une tour cellulaire classique
Comment fonctionne Le Starlink Mobile ?
Il fallait y penser parce que le concept repose sur une idée simple mais techniquement révolutionnaire qui est celle de faire embarquer un équipement de type antenne-relais cellulaire (modem eNodeB) directement sur les satellites Starlink en orbite terrestre basse.
Voici les quatre piliers technologiques qui rendent cela possible :
1. Des antennes spatiales de grande taille
Sur chaque satellite, ils font embarquer une antenne à réseau phasé qui est bien plus grande que les satellites internet que Starlink possède. L'antenne utilise une technologie qui fait des formations de faisceaux pour diriger les signaux avec précision vers des zones spécifiques au sol
2. Des liaisons laser inter-satellites
Les données ne voyagent pas systématiquement du satellite vers une station au sol. Ils ont fait de tel sorte qu'il y ait des liaisons laser optiques entre satellites ce qui implique que les informations transitent dans l'espace d'un satellite à l'autre jusqu'à atteindre une station terrestre connectée au réseau Internet mondial. C'est ce maillage qui permet une couverture continue même quand vous vous trouvez au-dessus des océans ou des zones sans infrastructure terrestre.
3. Une compatibilité universelle avec les smartphones existants
C'est le point fort du Direct to Cell par rapport aux solutions concurrentes comme ce que Apple propose. Chez Apple, on a juste droit aux SOS d'urgence par satellite pendant que le service de Starlink fonctionne avec la plupart des smartphones compatibles LTE. Environ 60 modèles sont actuellement optimisés, dont les derniers Samsung, Motorola et iPhone. Aucune mise à jour logicielle ni puce supplémentaire n'est nécessaire : si votre téléphone capte la 4G et dispose d'une vue dégagée du ciel, il peut théoriquement se connecter au réseau Starlink.
4. Un transfert dynamique entre satellites
Les satellites Starlink se déplacent à plusieurs milliers de kilomètres par heure sur leur orbite. Pour maintenir une connexion stable, le système gère automatiquement des transferts fluides (handover) d'un satellite à l'autre, exactement comme votre téléphone passe d'une antenne-relais à une autre lorsque vous roulez sur l'autoroute. Cette gestion dynamique est essentielle pour assurer la continuité du service.
Calendrier de déploiement : des SMS à la 5G spatiale
2024 : les premiers SMS par satellite
Le 2 janvier 2024, SpaceX a lancé les six premiers satellites compatibles Starlink Mobile. En partenariat avec T-Mobile aux États-Unis, les premières transmissions de SMS via satellite ont été réalisées avec succès. Des tests ont également montré la compatibilité avec des applications comme WhatsApp et X (anciennement Twitter), prouvant que le service ne se limitait pas aux SMS traditionnels.
Juillet 2025 : lancement commercial avec T-Mobile (T-Satellite)
Le service a été commercialisé sous le nom de "T-Satellite" aux États-Unis. Les abonnés T-Mobile peuvent désormais envoyer des SMS, partager leur position et utiliser certaines applications via satellite dans les zones sans couverture terrestre. Le service est inclus dans les forfaits Experience Beyond ou disponible en option à 10 $/mois, y compris pour les abonnés d'opérateurs concurrents comme Verizon et AT&T.
2025-2026 : appels vocaux, données et expansion mondiale
WhatsApp a été la première application à proposer les appels vocaux et vidéo par satellite via Starlink, une avancée notable. Les débits actuels restent modestes (environ 4 Mbps en extérieur selon les mesures indépendantes), mais suffisants pour la messagerie, la navigation et les applications essentielles. Plus de 650 satellites DTC sont désormais en orbite, et le service a servi environ 12 millions de clients en 2025, avec une moyenne de 6 millions d'utilisateurs actifs mensuels.
2026-2027 : la révolution V3 et la 5G spatiale
SpaceX prépare le lancement de ses satellites de troisième génération (V3) via Starship, avec des débuts prévus au premier semestre 2026. Ces satellites promettent des performances radicalement supérieures : 10 fois plus de capacité en téléchargement et 24 fois plus en envoi par rapport aux satellites actuels. L'objectif est d'offrir une connectivité comparable à la 5G terrestre, avec des débits pouvant atteindre 150 Mbps par utilisateur. Le système V2 de nouvelle génération (Starlink Mobile V2) est confirmé pour mi-2027.
Où en est le déploiement dans le monde en mars 2026 ?
États-Unis
T-Mobile reste le partenaire le plus avancé. Le service T-Satellite couvre l'ensemble des États-Unis continentaux, Porto Rico, Hawaï et certaines parties du sud de l'Alaska. Les SMS, le partage de position et une trentaine d'applications sont accessibles via satellite.
Asie-Pacifique
Le Japon (KDDI), la Nouvelle-Zélande (One NZ) et l'Australie (Optus) font partie des premiers partenaires. Globe Telecom aux Philippines a réalisé fin mars 2026 ses premiers essais concluants du service, devenant le premier opérateur d'Asie du Sud-Est à tester la technologie.
Europe
Starlink a annoncé le lancement du service au Royaume-Uni début 2026 via Virgin Media, sous le nom "O2 Satellite". En Espagne, MasOrange prépare un pilote technique dans la province de Valladolid. Deutsche Telekom a signé un accord pour apporter Starlink Mobile dans 10 pays européens, avec un lancement prévu en 2028 utilisant la technologie V2. En Suisse, Salt est également partenaire. En France, aucun opérateur n'a encore officialisé de collaboration.
Ukraine
Kyivstar a déployé le service fin 2025 pour soutenir les communications dans le contexte du conflit, une utilisation qui illustre le potentiel de la technologie en situation de crise.
Starlink Direct to Cell en Afrique : une révolution pour la connectivité du continent
| Pourquoi l'Afrique est au cœur de la stratégie Direct to Cell Près de 200 millions de personnes en Afrique subsaharienne n'ont pas accès au haut débit mobile. Le coût d'installation des infrastructures terrestres dans les zones rurales ou enclavées rend la couverture universelle quasi impossible par les moyens traditionnels. Le Direct to Cell offre une alternative en connectant directement les smartphones aux satellites, sans investissement massif en tours cellulaires. |
Airtel Africa : premier opérateur mobile africain à adopter le Direct to Cell
En décembre 2025, Airtel Africa a signé un partenariat stratégique avec SpaceX pour déployer le Direct to Cell dans ses 14 marchés africains, couvrant potentiellement 174 millions d'abonnés. Airtel Africa devient ainsi le premier opérateur mobile du continent à proposer cette technologie. Le déploiement débutera en 2026 avec la messagerie texte et les données de base, sous réserve des autorisations réglementaires de chaque pays. Les 14 marchés d'Airtel Africa incluent notamment la RDC, le Nigeria, le Kenya, l'Ouganda, la Tanzanie, le Niger, le Tchad, le Gabon et Madagascar.
MTN Zambia : premiers tests réussis en Afrique
En mars 2026, MTN Zambia a réalisé une première historique sur le continent : les premiers tests terrain réussis de la technologie Direct to Cell. L'opérateur a effectué avec succès la première session de données et même une transaction fintech (via MoMo, le service de mobile money) par satellite. Les utilisateurs pourront accéder à WhatsApp (voix et vidéo), MoMo, MyMTN et des services de navigation. Un lancement commercial est envisagé dans les semaines suivantes, sous réserve de l'approbation du régulateur zambien.
Situation au Cameroun
En mars 2026, la situation au Cameroun reste en suspens. Des discussions entre Starlink et le gouvernement camerounais sur un cadre juridique sont en cours, mais aucune licence n'a été délivrée et aucun lancement commercial n'est prévu pour le moment. Le Cameroun fait figure de cas d'étude en Afrique francophone : les autorités traitent actuellement l'Internet par satellite sans licence comme une question de sécurité plutôt que comme une simple opportunité de connectivité. L'issue de cette situation sera suivie de près par les régulateurs de toute la région.
Autres pays africains
Le Sénégal a lancé le service Internet fixe Starlink en février 2026 après avoir négocié une licence de cinq ans incluant un accès gratuit pour un million de personnes. La RDC a autorisé Starlink après une période d'interdiction initiale pour raisons sécuritaires. D'autres opérateurs comme Orange, Safaricom, Vodacom, Telecel et Maroc Telecom explorent également l'intégration de technologies satellitaires dans leurs stratégies de couverture.
Les avantages concrets du Direct to Cell
- Couverture des zones blanches : randonneurs en montagne, marins en haute mer, habitants de zones rurales isolées, le Direct to Cell promet de connecter les endroits où aucune tour cellulaire ne peut être installée.
- Réponse aux catastrophes naturelles : lors des ouragans Helene et Milton aux États-Unis (octobre 2024), le service a été déployé en urgence pour permettre aux victimes de contacter les secours. Une application directe pour les régions africaines exposées aux inondations ou aux crises humanitaires.
- Aucun équipement supplémentaire : pas besoin d'acheter un téléphone satellite coûteux ou une antenne Starlink. Votre smartphone actuel compatible 4G/LTE suffit.
- Intégration transparente : le service fonctionne comme une extension de votre forfait mobile existant, avec une itinérance automatique vers le réseau satellite quand vous perdez la couverture terrestre.
- Inclusion financière : les tests de MTN Zambia ont prouvé qu'il est possible d'effectuer des transactions de mobile money par satellite, ouvrant la voie aux services financiers numériques dans les zones les plus reculées.
Les limites et défis à connaître
- Débits encore modestes : environ 4 Mbps en extérieur actuellement, insuffisant pour le streaming vidéo ou les usages gourmands en données. Le service est conçu pour la couverture d'urgence, pas pour remplacer la 4G ou la 5G urbaine.
- Vue dégagée du ciel nécessaire : le service fonctionne principalement en extérieur. À l'intérieur des bâtiments ou sous un couvert forestier dense, la connexion peut être impossible ou très dégradée.
- Réglementation pays par pays : chaque pays doit approuver l'utilisation des fréquences cellulaires depuis l'espace. Ce processus peut prendre des mois, voire des années, comme on le voit au Cameroun ou en Côte d'Ivoire.
- Coût encore flou : le service coûte 10 $/mois en option chez T-Mobile aux États-Unis. Les tarifs en Afrique et dans le reste du monde ne sont pas encore annoncés.
- Impact environnemental : la multiplication des satellites inquiète les astronomes car leur luminosité perturbe les observations du ciel nocturne. SpaceX travaille à réduire cet effet, mais le débat persiste.
- Compatibilité limitée : bien que théoriquement universel, seuls environ 60 modèles de smartphones sont actuellement optimisés pour le service.
Direct to Cell face à la concurrence : qui sont les rivaux ?
Starlink n'est pas seul sur le marché du satellite-vers-téléphone, mais il dispose d'un avantage considérable grâce à l'ampleur de sa constellation (plus de 7 000 satellites en orbite) et au rythme de lancement de SpaceX.
- AST SpaceMobile : en partenariat avec AT&T, cette entreprise développe des satellites à très large antenne capables de fournir des débits plus élevés. Elle prévoit 60 satellites en orbite d'ici fin 2026 et 243 à terme, mais reste très loin du déploiement de Starlink.
- Apple (Globalstar) : les iPhone 14 et ultérieurs intègrent un SOS d'urgence par satellite via Globalstar, mais ce service est limité aux urgences et à quelques fonctionnalités de base. Apple ne vise pas une utilisation quotidienne.
- Amazon Kuiper : le projet de Jeff Bezos compte actuellement 102 satellites lancés, avec un objectif de 3 200. Il est encore loin d'un service Direct to Cell opérationnel.
- Lynk Global : cette startup propose également une connectivité satellite-vers-téléphone et cible particulièrement les marchés émergents.
L'avantage de Starlink reste sa compatibilité universelle, le nombre de satellites déjà en orbite et la capacité industrielle de SpaceX à lancer des dizaines de missions par an.
Quel avenir pour le Direct to Cell ?
À court terme, le service va continuer à s'étendre avec de nouveaux partenariats opérateurs et le déploiement progressif dans de nouveaux pays. SpaceX vise 25 millions d'utilisateurs actifs d'ici fin 2026, contre environ 10 millions actuellement.
Le vrai changement viendra avec les satellites V3, lancés par Starship, qui transformeront le Direct to Cell d'un service de secours en une véritable alternative de connectivité mobile. Avec des débits comparables à la 5G terrestre et une couverture mondiale, cette technologie pourrait redessiner la carte de la connectivité en Afrique et dans les zones mal desservies du monde entier.
Pour les populations africaines, où le mobile money, la télémédecine et l'éducation en ligne dépendent de la connectivité, le Direct to Cell représente bien plus qu'une innovation technologique : c'est un levier potentiel d'inclusion numérique à l'échelle continentale.
Questions fréquentes sur le Starlink Direct to Cell (FAQ)
Le Direct to Cell fonctionne-t-il avec mon smartphone ?
Si votre téléphone est compatible 4G/LTE et fait partie des 60 modèles optimisés (principalement les derniers Samsung, Motorola et iPhone), oui. Starlink travaille avec les fabricants pour élargir la liste. Aucune modification de votre appareil n'est nécessaire.
Combien coûte le service Direct to Cell ?
Aux États-Unis, T-Mobile le propose à 10 $/mois en option, ou inclus dans les forfaits Experience Beyond. Les tarifs pour l'Afrique et les autres régions ne sont pas encore annoncés.
Le Direct to Cell est-il disponible au Cameroun ?
Pas encore en mars 2026. Des discussions sont en cours entre Starlink et les autorités camerounaises, mais aucune licence n'a été délivrée. Le partenariat d'Airtel Africa avec SpaceX pourrait accélérer les choses une fois les autorisations obtenues.
Quelle est la différence entre Starlink Internet et Direct to Cell ?
Starlink Internet nécessite une antenne parabolique (kit à partir de 200 $) et fournit un accès haut débit fixe. Le Direct to Cell ne nécessite aucun équipement spécial et connecte directement votre smartphone au satellite, mais avec des débits beaucoup plus faibles (environ 4 Mbps actuellement).
Le Direct to Cell peut-il remplacer mon forfait mobile classique ?
Non, pas pour le moment. Le service est conçu comme un complément à votre forfait existant, activé automatiquement quand vous perdez la couverture terrestre. Les débits sont trop faibles pour un usage quotidien intensif, mais les satellites V3 prévus en 2026-2027 pourraient changer la donne.
Starlink est une nouvelle entreprise mais il a beaucoup évolué dès son arrivée et sa première utilité dans ma vie comme celle de nombreux autres utilisateurs était l'apport de la connectivité internet par satellite dans les zones où la couverture réseau est presque impossible. Voilà que par la suite la structure d'Elon Musk annonce une autre nouvelle technologie du nom de Direct to cell qui selon moi est une nouvelle révolution car on parle ici de connecter directement les smartphones aux satellites de la firme sans passer par des antennes relais traditionnelles.
Alors qu’est-ce que le Direct to Cell exactement ? Comment fonctionne-t-il ? Quels sont ses objectifs ? Beaucoup de questions auquel je vais vous apporter des éléments de réponse en ce qui concerne cette nouvelle innovation
Comment fonctionne le Direct to Cell ?
Le concept de Direct to Cell est simple en apparence mais révolutionnaire dans ses implications. Il s’agit d’un service qui permet aux téléphones mobiles standards, de se connecter directement aux satellites de la constellation Starlink. Eh bien l'objectif est assez simple : Celle d'éliminer les zones blanches à l'endroit où vous vous trouvez. Vous connaissez surement un endroit de votre région où les réseaux cellulaires ne parviennent pas à offrir une couverture fiable surtout en pleine campagne, au milieu de l'océan, dans la montagne pendant les randonnées ou encore dans des zones sinistrées.
Imaginez pouvoir envoyer un message, passer un appel ou naviguer sur Internet depuis un bateau en pleine mer ou une forêt isolée, sans avoir besoin d’un équipement spécial ou d’une antenne parabolique comme celle utilisée pour l’Internet fixe de Starlink. Avec Direct to Cell, votre smartphone devient une passerelle directe vers l’espace et dite moi que ça ne vous rend pas heureux de communiquer partout à travers le monde...
ça serait tout un cours de technologie pour expliquer comment ils s'y prennent mais pour faire simple je vous dirais que les satellites Starlink équipés de la fonctionnalité Direct to Cell ne sont pas des satellites classiques. Ils intègrent un modem eNodeB qui est une sorte de mini-tour cellulaire spatiale capable d’émettre et de recevoir des signaux LTE.
Ces satellites orbitent à environ 550 km d’altitude, dans ce qu’on appelle l’orbite terrestre basse (LEO), ce qui réduit la latence par rapport aux satellites géostationnaires traditionnels situés à 36 000 km.

Voici les éléments clés de son fonctionnement :
- Antennes avancées : Chaque satellite Direct to Cell est doté d’une antenne de grande taille (environ 6,21 m²), bien plus imposante que celles des satellites Internet classiques de Starlink. Ces antennes utilisent une technologie de formation de faisceaux (beamforming) pour diriger précisément les signaux vers des zones spécifiques au sol, optimisant la couverture et la puissance du signal.
- Connexion inter-satellites : Les données ne voyagent pas directement du satellite à une station terrestre à chaque fois. Grâce à des liaisons laser entre les satellites, elles transitent dans l’espace d’un satellite à l’autre jusqu’à atteindre une station au sol connectée au réseau Internet mondial. Cela permet une couverture continue même dans les zones sans infrastructure terrestre.
- Compatibilité universelle : Contrairement à d’autres solutions satellites comme les SOS d’urgence d’Apple sur iPhone 14 et 15, Direct to Cell ne nécessite aucune modification matérielle ou logicielle sur les smartphones existants. Si votre téléphone supporte la 4G, il peut théoriquement se connecter au réseau Starlink, tant que le ciel est visible.
- Transfert dynamique : Les satellites se déplacent à des vitesses de plusieurs milliers de kilomètres par heure. Pour maintenir une connexion stable, le système gère des transferts fluides entre satellites, un peu comme un téléphone passe d’une antenne-relais à une autre en roulant sur l’autoroute.
En résumé, ces satellites agissent comme des antennes-relais volantes, capable de capter les faibles signaux des smartphones et de les relier au reste du monde via la constellation Starlink.
Une mise en place progressive
Le déploiement de Direct to Cell suit un calendrier bien défini, avec des étapes progressives pour introduire ses fonctionnalités :
- 2024 : Les SMS
Le service a débuté avec la capacité d’envoyer et de recevoir des messages texte. Dès janvier 2024, SpaceX a annoncé avoir réussi à transmettre un premier SMS via un satellite Direct to Cell en partenariat avec l’opérateur américain T-Mobile. Des tests ont également permis d’utiliser des applications comme WhatsApp ou X pour envoyer des messages, démontrant une compatibilité immédiate avec les usages courants. - 2025 : Appels vocaux et données
Cette année marque une étape cruciale. Dès le début 2025, des opérateurs comme T-Mobile aux États-Unis ont commencé à proposer des forfaits bêta incluant les appels vocaux et une connexion Internet mobile via Direct to Cell. Les débits initiaux atteignent environ 17 Mbit/s en téléchargement, ce qui est suffisant pour naviguer sur le web, envoyer des e-mails ou écouter de la musique en streaming. La vidéo et les usages plus gourmands devraient arriver plus tard, à mesure que la constellation s’étoffe. - Futur : IoT et couverture globale
À terme, Starlink prévoit d’étendre Direct to Cell aux objets connectés (Internet des Objets, ou IoT), comme les capteurs agricoles ou les dispositifs de suivi environnemental. L’objectif ultime est une couverture quasi totale de la planète, des zones côtières aux régions les plus isolées.

Le lancement des premiers satellites compatibles Direct to Cell a eu lieu le 2 janvier 2024, avec six unités déployées dans l’espace. Depuis, SpaceX accélère le rythme : des dizaines de lancements ont suivi, et à ce jour, des centaines de satellites sont déjà en orbite pour constituer cette nouvelle constellation.
Où en est-on aujourd’hui (Janvier 2026) ?
À la date actuelle, le janvier 2026, Direct to Cell est en phase de déploiement actif. Il n'est pas pour l'instant aussi bien rependu que le système d'internet par satellite de Starlink mais des pays commencent peu à peu à l'adopter. Aux États-Unis par exemple on a T-Mobile qui a déjà prit l'avance et permet d’envoyer des SMS et de passer des appels dans des zones sans couverture terrestre.
Des tests concluants ont été réalisés dans des environnements variés comme des zones urbaines, ruralles, en intérieur et sous des arbres ceci avec des smartphones Android (Samsung, Google) et iOS (Apple) standards.
Ailleurs dans le monde, Starlink a signé des partenariats avec des opérateurs comme Rogers (Canada), Optus (Australie), KDDI (Japon), One NZ (Nouvelle-Zélande) et Salt (Suisse). En Ukraine, un accord avec Kyivstar prévoit une activation fin 2025 pour soutenir les communications dans le contexte du conflit en cours. En France, cependant, aucun opérateur n’a encore officialisé de collaboration, bien que des discussions soient probables avec des acteurs comme Bouygues Telecom, déjà partenaire de Starlink pour des offres fixes.

Les avantages de Direct to Cell
Cette technologie apporte des bénéfices concrets, tant pour les individus que pour les sociétés :
- Couverture universelle : Que vous soyez un randonneur en montagne, un marin en haute mer ou un habitant d’une région rurale mal desservie, Direct to Cell promet de vous garder connecté.
- Réponse aux catastrophes : Lors des ouragans Helene et Milton aux États-Unis en octobre 2024, le service a été déployé en urgence pour permettre aux victimes de contacter les secours, prouvant son utilité dans les situations critiques.
- Simplicité : Pas besoin d’acheter un téléphone satellite coûteux ou une antenne spécifique. Votre smartphone actuel suffit.
- Partenariats avec les opérateurs : En s’associant à des opérateurs existants, Starlink intègre Direct to Cell comme une extension naturelle de votre forfait mobile, avec une itinérance transparente.
Les défis et limites
Malgré son potentiel, Direct to Cell fait face à plusieurs obstacles :
- Réglementation : Les fréquences utilisées doivent être approuvées par des organismes comme la FCC (États-Unis) ou l’ARCEP (France) pour éviter les interférences avec les réseaux terrestres.
- Débits limités : À 17 Mbit/s maximum pour l’instant, Direct to Cell ne concurrence pas encore la 5G en termes de vitesse. Il est conçu pour la couverture, pas pour remplacer les réseaux urbains.
- Coût : Si les tarifs ne sont pas encore publics, le financement d’une constellation satellitaire aussi vaste pourrait se répercuter sur les utilisateurs finaux ou les opérateurs partenaires.
- Impact environnemental : La multiplication des satellites inquiète les astronomes, car leur luminosité perturbe les observations du ciel. SpaceX travaille à réduire cet effet, mais le débat persiste.
Direct to Cell face à la concurrence
Starlink n’est pas seul sur ce marché. Des concurrents comme AST SpaceMobile (en partenariat avec AT&T) ou Globalstar (allié d’Apple pour les SOS d’urgence) développent des technologies similaires. Cependant, Direct to Cell se distingue par sa compatibilité universelle et l’ampleur de la constellation Starlink, qui compte déjà plus de 7 000 satellites en orbite et voilà son avantage pour l'instant.
Apple, par exemple, limite sa connexion satellite aux iPhone récents et aux urgences, tandis que Starlink vise une utilisation quotidienne plus large. Amazon Leo, pourrait aussi entrer dans la danse mais il est encore loin d’atteindre le niveau de déploiement de SpaceX.
Quel avenir pour Direct to Cell ?
À court terme, Direct to Cell va continuer à se développer avec de nouveaux lancements de satellites et des partenariats élargis. En France, on peut imaginer une annonce prochaine avec un opérateur majeur, vu l’intérêt croissant pour les solutions satellites. À long terme, si les débits augmentent et que les coûts restent raisonnables, cette technologie pourrait devenir une alternative crédible aux réseaux terrestres dans certaines régions, voire un complément standard aux forfaits mobiles.
Pour les nomades numériques, les voyageurs ou les populations des zones mal desservies, Direct to Cell représente une promesse alléchante : rester connecté, où que l’on soit. Mais son succès dépendra de la capacité de SpaceX à surmonter les défis techniques, réglementaires et économiques tout en répondant aux attentes des utilisateurs.
Conclusion
Pour l’instant, rien n’a encore été signé entre Starlink et les opérateurs français, mais tout porte à croire que l’arrivée du service dans l’Hexagone n’est qu’une question de temps vu que la couverture Starlink est déjà opérationnelle pour les connexions Internet fixes, et l’infrastructure satellite ne cesse de s’accroitre. Il faudra surveiller de près les annonces de Free, Orange, Bouygues ou SFR dans les mois à venir.
Source : Starlink



Oui, je suis intéressé par la technologie Direct to Cell et je veux l’essayer à sa sortie !
Direct to cell m’intéresse